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17 DE NOVEMBRO DE 1964 917

tées à des échanges de publications et à des visites individuelles ou de groupes. Sans remonter à l'antiquité ni même au Moyen Age, rappelons le reten-tissement que trouvèrent à une époque plus recente les publications de quelques agronomes de renom; de même, le vif intérêt que suscitèrent dans l'Europe entière, au 18º siècle, certames méthodes révolutionaires appliquées en Angleterre en matière de sélection du bétail.
Cest toutefois en 1848 seulement que fut convoque, à Bruxelles, un premier congrès agricole au sens propre du terme. Il fut suivi sporadiquement de rencontres analogues, organisées généralement par les gouvernements ou sous leurs auspices. On y traitait essentiellement sinon exclusivement de problèmes dordre scientifique ou technique.
Cependant, peu après 1880, une crise sans pré-cédent sabattit sur l'agriculture des Etats européens. Le développement prodigieux des moyens de communication au cours des deux décennies precedentes permit lenvahissement des pays de vieille culture par les produits obtenus à des conditions beaucoup plus favorables dans des régions lointaines. A titre d'exemple disons quen Suisse les prix du blé seffondrèrent de 40 francs et plus par quinial au début des années 1850 à 15 francs vers 1890.
Selon les pays, on sefforça de pallier les effets de la crise par de timides mesures omcielles de protection; ou bien, les agriculteurs modifièrent leurs productions, abandonnant en bonne partie la culture des céréales pour la remplacer par le lait et les spéculations animales en general. On settacha dautre par sa améliorer la technique agricole. Mais on comprenait aussi quune meilleure information, voire une coordination ser le plan international, s'imposaient.
C'est dans cet esprit que fut convoque, dans le cadre de 1Exposition universelle de Paris, le premier Congrès international d'Agriculture proprement dit. Ce congrès futinstituo par un arrete de M. Lucien Daustresme, ministre français du Commerce et de l'Industrie, en date du 2 aoat 1887, parallèlement à une quinzaine dautres congrès ou conférences, Un Comité dorganisation ad hoc appela à sa présidence M. Jules Méline, alors président de la Chambre des Députés.
Le premier soin du Comité dorganisation du Congrès de Paris fut détablir un questionnaire détaillé, adressé, en France et à Tótranger, aux agronomes de renom et aux grandes associations agricoles. Ce questionnaire embrassait l'ensemble des pvoblèmes agricoles du moment; il accordait toutefois la priorité à l'étude de la crise agricole, à ses causes, à ses effets, ainsi quaux moyens de la combattre, en insistant particulièrement ser l'amélioration du Credit dans les campagnes.
Le premier Congrès international dAgriculture, qui tint ses assises du 5 au 11 juillet. 1889 au palíiis de la présidence de la Chambre des Deputes, réunit un nombre de participants bien supérieur aux espoirs de ses organisateurs: 1451 membres incrits, dont 289 de 1étranger. les Etats ciivlisés du monde entier sy étaient fait représenter officiellement. A. la séance douverture, le président, M. Jules Méline, declara plus parbiculièrement:

... Jamais, à aucune époque, j'ose laffirmer, un congrès international agricole na presente un plus haut intérêt pour 1avenir de tous les peuples. Jamais il na été plus nécessaire qu'aujourd'hui de mettre en commun les lumières des savants, des agronomes, des écqnomistes, de tous les vrais amis des classes laborieiises, pour rechercher les causes et les effets de la grande révolution économique qui saccomplit sous nos yeux; cest la seule manière darriver à en régler la marche de façon à en faire sortir des résultats bienfaisants et à sauver de la ruine les masses immenses qui vivent du travail de la terre.
J'ai prononcé le mot de róvolution et je suis convaincu que personne ici ne le trouvera excessif, tant le mouvement dont je parle a été rapide et profond. Il y a dix ans, lors de notre dernière Exposition, on commençait seulement à l'apercevoir et on nen ressentait encore que les lointains effets. À cette époque, le marche agricole de chaque pays navait à compter sérieusement quavec un certain nombre de marches plus ou moins voisins, dont la capacite de production a vai t des limites connues. Tout, dans les échanges internationaux, pouvait en quelque sorte être prévu et calcule d'avance.
Les choses allaient ainsi, quand tout à coup, en quelques années, par le simple jeu du perfectionnement des moyens de communication, par l'extension prodigieuse de la télégraphie, la multiplication des chemins de fer et des canaux, et la diminution générale de tous les tarifs de transport, la barrière de la distance qui isolait les marches les plus éloignés sabaisse comme par enchantement. Le génie du commerce international apparait à son tour avec sa merveilleuse organi-sation et fait le reste; si bien quaujourdhui on peut dire que tous les marches sont devenus solidaires les uns des autres, ou plutôt qu'il n'y a plus désormais quun seul et immense marche qui sappelle le marche du monde.
Les conséquences dun pareil bouleversement économique au point de vue agricole étaient inévitables; elles devaient être tout à l'avantage des nations jeunes et sans passe, en possession dun sol vierge produisant sans grandg efforts, et presque sans frais, au delà des besoins d'une population clairsemée. Elles menaçaieht de devenir désastreuses pour les nations anciennes, écrasées par les charges du passe, qui, depuis des siècles, pressurent les flancs de la terre et qui ne peuvent lui rendre sa fécondité qu'à force de travail et de sacrifices. Comment lutter dans de pareilles conditions?
Le problème est loin d'être résolu; cest pourquoi nous vous convions aujourdhui à le regarder bien en face dans les quelques jours que nous allons passer ensemble et, après avoir le mal, à, nous en indiquer le remede. Il me parait im-possible que de cette vaste enquête, conduite par lelite des représentants de l'agriculture dans le monde entier, ne se dégage pás un ensemble de conclusions quon pourra considérer comme définitives et qui serviront désormais de guide aux agriculteurs de tous les pays ...

Por curiosidade enumeram-se as secções do Congresso:

Secção I - A crise agrícola.
Secção II - Instituições de crédito e previdência no campo.
Secção III - Ensino agrícola.
Secção IV - Culturas industriais. Indústrias agrícolas e leiteiras.