O texto apresentado é obtido de forma automática, não levando em conta elementos gráficos e podendo conter erros. Se encontrar algum erro, por favor informe os serviços através da página de contactos.
Não foi possivel carregar a página pretendida. Reportar Erro

6 DE JANEIRO DE 1993

99

bilité qui leur incombe d'éviter de contaminer d'autres personnes et sur les moyens qu'ils ont de réduire les risques de transmission;

g) L'adoption d'une approche visant à réduire les risques d'infection lors des rapports sexuels, lors de l'injection de drogue par voie intraveineuse et en cas de prostitution, et la possibilité, en particulier pour tous les sujets infectés par HIV, de se procurer des préservatifs et des seringues à usage unique;

h) La responsabilité de dissuader les citoyens

d'adapter hors de leur pays des pratiques comportant un risque élevé.

2 — Félicite les Gouvernements qui ont déjà consenti d'importants efforts à la recherche d'un vaccin efficace contre le fléau du virus d'immunodéficience humaine, et appelle tous les Gouvernements à intensifier encore leurs efforts en matière de prévention du SIDA.

3 — Engage en outre tous les Parlements et tous les Gouvernements à reconnaître que le SIDA frappe essentiellement les hommes et les femmes dans la force de l'âge, alors qu'ils sont les principaux soutiens de famille et, mettant l'accent sur le fait que les cas les plus tragiques pourraient être ceux des enfants de plus en plus nombreux rendus orphelins par la maladie dans les pays en développement, prie instamment les Gouvernements d'engager des ressources adéquates pour l'éducation et la protection sociale de ces enfants.

4 — Engage les Parlements et les Gouvernements à indemniser les hémophiles infectés par HIV ainsi que les bénéficiaires de transfusion sanguine, leurs épouses et enfants infectes par HIV.

5 — Demande instamment aux Gouvernements d'assurer la protection des droits de l'homme et des libertés civiles des sujets infectés ou susceptibles de l'être.

Lettre ouverte adressée à M. George Bush, président des États-Unis d'Amérique, par la 87* Conférence interparlementaire (Yaoundé, 6--11 avril 1992).

Adoptée à l'unanimité par la Conférence

Par cette lettre, nous, parlementaires représentant 89 Parlements du monde à la 87e Conférence interparlementaire réunie à Yaoundé, tenons à exprimer notre inquiétude au sujet des résultats des travaux du Comité préparatoire de la CNUED, qui s'est tenu au mois de mars de cette année à New York. Nous tenons en particulier à exprimer notre profonde déception face aux décisions suivantes:

1) La Charte de la Terre a été remplacée par une déclaration non contraignante, formulée dans le style de celle de la Conférence de Stockholm de 1972, qui, par conséquent, ne sera suivie que de très peu voire d'aucun effet;

2) Le Programme «Action 21» a été réduit à peu de chose, moins sur le plan de sa conception générale que sur celui du financement. L'incertitude règne donc quant à la façon dont il pourrait être mis en œuvre;

3) La Convention sur les changements climatiques, telle que proposée par les responsables de votre Gouvernement, ne contiendrait ni objectifs ni calendrier, ce qui la viderait de tout son sens.

En conséquence, si ces décisions ne sont pas réexaminées, la communauté mondiale sera privée d'une Convention substantielle sur les changements climatiques. En outre, la population de l'hémisphère Sud continuera à souffrir de l'inégalité des flux de capitaux des pays pauvres vers les pays riches. De plus, vous comprendrez que l'application du frogramme «Action 21» est gravement compromise, faute de financement adéquat, ce qui rendrait pratiquement impossible la réalisation d'un développement durable pour la communauté mondiale. Tel n'est certainement pas votre souhait.

Les États-Unis ont un rôle clé à jouer pour assurer le succès de la CNUED à Rio; par succès, nous entendons un événement de poids qui refléterait les attentes de la communauté mondiale.

C'est pourquoi, nous vous rappelons qu'en juin 1987, l'Assemblée générale des Nations Unies, y compris la délégation américaine, a décidé d'approuver le Rapport Brundtland, de la Commission mondiale sur l'environnement et le développement. Cette approbation démontre clairement que les États-Unis d'Amérique reconnaissent le caractère d'urgence de ce rapport et des mesures recommandées. Nous vous exhortons donc, en votre qualité de Président, à revoir votre position au sujet:

1) De la Charte de la Terre;

2) Du financement du Programme «Action 21»; et

3) De la Convention sur les changements climatiques.

En tant que parlementaires, notre démarche est motivée par l'inquiétude générale de l'opinion publique en ce qui concerne les questions liées à la sécurité du monde, y compris aux États-Unis d'Amérique. Compte tenu de la croissance démographique prévue sur notre planète, il est impératif que les politiques de développement soient fermement guidées par le principe du respect de l'environnement.

Nous espérons sincèrement que vous serez en mesure de revoir votre position sur la CNUED et y apporterez les changements qui s'imposent d'urgence pour garantir la réussite de la Conférence de Rio. Nous espérons également que, comme nous, vous êtes convaincu que la Conférence de Rio devrait marquer une étape importante sur la voie de la sécurité mondiale, tant du point de vue de l'environnement que de celui du développement.

En conclusion, nous souhaitons vivement que votre Gouvernement apporte une contribution significative afin que, au mois de juin à Rio, la CNUED aboutisse à des résultats concrets.

Lettre ouverte adressée aux membres du Congrès des États-Unis d'Amérique par la 87* Conférence interparlementaire (Yaoundé, 6-11 avril 1992).

Adoptée à l'unanimité par la Conférence

Chers collègues membres du Congrès,

En tant que parlementaires, nous nous adressons à vous pour vous faire part des préoccupations qui ont été exprimées à Yaoundé (Cameroun), à l'occasion de la 87e Conférence interparlementaire, en ce qui concerne les travaux du Comité préparatoire de la CNIJED, qui se sont achevés à New York il y a quelques jours.